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Présentation
Les groupes d'esclaves provenant du Nigeria occidental sont connus à Cuba sous le nom de Yoruba ou Lucumì. Les rituels yoruba vont survivre à Cuba malgré l"imposition de la religion catholique: une nouvelle forme de religion va apparaître, la "santeria" ou culte des santos (saints) ou "regla de Ocha " culte des orichas (deités) qui allie des éléments rituels africains et quelques manifestations du catholicisme. De ces rituels sont issues les danses, musiques et chants yoruba qui à partir des années 1960 et avec notamment la création du ballet folklòrico nacional vont pour la première fois être présentées sur scène et faire partie de ce que l'on va appeler le folklore Yoruba à coté des autres folklores (Congo Ararà AbaKuà et Haïtien).
Chaque déité ou oricha a ses chants et ses toques (rythmes) spécifiques. Chaque oricha a sa forme de danser et la manière de l'interpréter est en accord avec son symbolisme, ce qu'elle représente. les mouvements expriment le caractère et la motivation des différents orichas. On y retrouve le travail, la virilité, la féminité, les jeux, les éléments de la nature,comme les tourbillons du vent, l'eau, la foudre, la maladie ... La musique, les vêtements sont aussi importants pour la caractérisation de l'oricha et pour le développement de la danse . Il doit exister une étroite relation entre le chanteur et les joueurs de tambours pour le développement en intensité de la danse dans son aspect théâtral folklorique aussi bien que pour la venue de l'oricha et la possession dans le rituel.
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Mise à jour le Samedi, 11 Juin 2011 13:36 |