BABALU-AYE oricha suite
Sources:
Los Orichas en Cuba de Natalia Bolivar Arostegui (Uneac) en espagnol.
Patakki ou Patakin de Babalù-Aye (histoire ou légende
des orichas à portée morale)
Babalù-Aye
était très amateur de femmes. il faisait la fête continuellement,
jusqu'à en perdre
le respect de tout le monde et même Ochùn qui était sa femme
l'abandonna.
Un jeudi Saint, Orula l'avertit; "aujourd'hui domines -toi et ne vas pas
voir de femmes"
Sans faire cas du conseil d'Orùmbila, cette nuit là il coucha
avec une de ses amantes.
Au jour suivant, il se réveilla avec le corps couvert de plaies purulentes.
Les gens le fuyaient parce qu'ils avaient peur de la contagion et seulement
le suivaient
quelques chiens qui aimaient lui lécher les plaies.
Il eut beau supplier , Olofi refusa de le pardonner et à la fin Babalù-Aye
mourut.
Mais Ochùn eut pitié et grace à ses ruses elle a obtenu
qu'Olofi lui rende la vie.
Désormais, Babalù-Aye savait combien souffrait les malades et
pour cela il devint charitable
et miséricordieux.
Babalù- Ayé
Oricha majeur et saint très vénéré.
Dieu de la variole, petite vérole, la lèpre,, les maladies vénériennes,
et en général
des maladies de la peau.
Babalù-aye est un titre qui signifie 'père du monde" et qu'on
donnait à Chopono ou Chakpata
, le terrible orisha de la variole dont le nom ne pouvait pas être prononcé.
Cette déité, odieuse et maline transforma son caractère
à Cuba probablement parce que la variole
et autres épidémies n'ya vaient pas la nature dévastatrice
qu'elles avaient en Afrique.
A Matanzas, les descendants Ararà jouent pour Babalù-Aye le tambour
"Asojin "...
Sa couleur est le violet et son jour est le vendredi (pour d'autres le mercredi)
Son chiffre est le 17.
Il a aussi de nombreux chemins ou avatars.
Réceptacle
C'est un plat couvert avec un autre à l'envers et scellé avec
du ciment selon la règle Ararà ou sans être scellé
selon la règle yoruba...
Attributs
"Ajà " c'est à dire une poignée fibres de palmiers
ou de cocotier qui dans la partie inférieure
est attachée avec de la toile de sac.(jute)
On y ajoute des cauris et des perles pour le décorer.
Egalement la toile de sac, ex votos, et instruments propres aux infirmes.
Chiens
en quelque matière que ce soit...
Outils
ou instruments
2 petits chiens en fer...
Colliers
Perles noires, graines de Oyà, graine de San Làzaro (blanc avec
des rayures bleues), perles rouges.
Elles se combinent suivant le chemin ou avatar.
Vêtement
Vêtu de toile de sac ou à carreaux colorés et ornée
de beaucoup de cauris.
Nourriture
Grains, pain brùlé, épis de maïs grillés noix
de cocos vertes, , ail oignon, poisson fumé, chèvre barbue...
Messagers
Moustiques, mouches et tous types d'insectes qui soient vecteurs de maladies.
Egalement le vent.
Danses
Quand il se sube (prend possesion d'une personne) , il apparait toujours comme
malade, tordu
et avec les mains crispées.
Il boite et se sent si faible qu'il tombe.
il parle d'une voix nasillarde et son nez est rempli de mucosités
Ses
mouvements rappellent ceux d'un malade fébrile.
Il peut aussi chasser les mouches et autres insectes qui se posent sur ses plaies.
Il agite ausi son "aja" en l'air, comme pour un rituel de purification,
balayant tout le mal.
Généralement, cette danse affecte beaucoup les personnes possédées,
qui peuvent lécher les pustules
ou affections cutanées des spectateurs.
Protections
Lèpre, variole, syphilis, problèmes gastriques, ulcères,
gangrène, embolies, paralysies, amputations,
et tous types d'affections cutanées. sida ?
"Monte"
'herbes , plantes...
Connues ici: sésame,basilic mauve, encens,..
Catholisation
Babalù Aye se synchrétise avec San Lazaro (Saint Lazare) un des
saints les plus populaires de Cuba.
Sa fête est le 17 décembre.