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Les danses d'ascendance africaine furent apportées par les esclaves africains qui arrivèrent à Cuba dès les premiers temps de la colonisation.
Avec l'augmentation de la production sucrière, (fin du 16 ème siècle) l' introduction de noirs africains esclaves augmenta considérablement et atteint son apogée dans la 2ème moitié du 18ème siècle à partir de la proclamation de la liberté de la traite en 1789 et s'est terminée dans les années 1880 avec l'abolition de l'esclavage à Cuba.
La majorité des groupes ethniques provenaient d'Afrique occidentale sub saharienne. les plus nombreux étaient les yorubas (lucumì), originaire de l'embouchure du fleuve Niger, les congos provenaient de l'aire culturelle bantou, dans la région autour du fleuve Niger et ses affluents; les carabalìs de la zone qui embrasse la partie sud est du Niger jusqu'à l'embouchure de la rivière de la Cruz,dans le vieux Calabar. et les Ararà provenant de l'ancien Dahomey actuellement République du Bénin.
El dìa de los Reyes c'est à dire le jour des rois le 6 janvier il était permis aux noirs esclaves ou libres de participer aux fêtes religieuses catholiques avec leurs musiques leurs danses leurs costumes: il y avait notamment les lucumìs (yorubas) et les congos avec leurs costumes, les ararà avec leurs marques caractéristiques sur leurs visages, et le "diablito" . Ainsi ce jour des Rois fut involontairement un moyen efficace pour la conservation des éléments culturels d'origine africaine, certains d 'entre eux s'incorporeront par la suite dans les comparsas de carnaval.
La création des cabildos dans les villes qui sont des association d'entraide regroupant des personnes d'une même ethnie ou origine africaine ont contribué également à la conservation des fêtes et des rituels.Elles devaient être déclarées comme sociétés d'instruction et de divertissement et choisir le nom d'un saint catholique.
Les groupes d'origine yoruba ont célébré des fêtes en l'honneur des déités de la santerìa ou Regla de Ocha syncrétisme (terme sujet à discussiosn) entre les croyances religieuses catholiques et africaines. Au début elle se réalisaient dans les sociétés de secours et aide mutuelles (cabildo)actuellement elles se réalisent principalement dans les "maison temple" ou dans la maison des croyants. Les danses muisques et chants qui accompagnent ces festivités se caractérisent par leur diversité et richesse.
Les groupes carabalì partir de 1836, organisèrent des sociétés secrètes masculines les Sociétés Abakua dans lesquelles ils maintiennent encore aujourd'hui leurs coutumes et croyances: dans leurs cérémonies dansent principalement des entités masquées appelées ìreme popuilarisés sous le nom de diablitos.
Les groupes congo d'origine bantou, organisèrent aussi leurs institutions de secours et d'entraide (cabildos) les expressions dansées musicales et chantées de ce groupe sont à des fins religieuses et laïques.
Les Ararà formés de différents groupes, ont fondé des cabildos dans les provinces occidentales et centrales du pays Matanzas, Villa Clara, Cienfuegos. Leurs objectifs étaient le rendre un culte à leurs "foddunes" qui ont été assimilés avec les saints catholiques ou avec les orichas de la Regla de Ocha.
Ces groupes ont des musiques chants et danses et rituels différents mais au niveau de l'expression dansée ont quelques éléments en commun: la vitalité , la force expressive utilisation du torse et des muscles du dos, des hanches, les épaules , la poitrine, la tête et le cou, sauts tours...l'improvisation est fréquente ainsi que la pratique de danse convulsive et l'atteinte de l'extase.(état de transe)
A partir de 1959 l'état cubain a commencé à structurer une politique culturelle en accord avec les intérêts nationaux et dans le but également de sauver les traditions.
En 1960, le département de folklore du théâtre nacional présenta pour la première fois des éléments des danses des cultes de Santerìa, la musique et les danses des cultes des sociétés secrètes abakua et la comparsa del Alacràn entre autres.
Le Conjunto folklorico nacional et le Conjunto de Danza nacional vont représenter ce qu'il y a de plus significatif des traditions dansées cubaines. Le conjunto folkorico nacional réalise cette préservation en partant de l'étude et de l'analyse des informations apportées par les connaisseurs ou pratiquants de ces manifestations.
Le conjunto de danza nacional utilisant la stylisation du fait folklorique incorpore des éléments de la musique et de la danse des divers groupes d'origine africaine existants à Cuba.
Aujourd'hui les ballet folkloriques réunissant des professionnels de danse musique et chant et les groupes amateurs de folklore travaillent sous la forme artistique les traditions folklorique afro-cubaines issues des rituels venus d'Afrique. On y étudie les folklores Yoruba, Congo, Ararà, Abakua, et afro cubano Haitiano. La rumba n'est pas classifiée dans ce groupe car elle naît à Cuba est laïque, même si elle est fortement influencée par les différentes traditions rituels et folkloriques afro-cubaines elle est classifiée dans les expressions dansées conjuguant des éléments d'origine hispanique et africains pour créer une expression nouvelle.
Sources
Danzas populares tradicionales cubanas Caridad Santos Gracia y Nieves Armas Rigal centro de investigaciòn y desarollo de la cultura cubana Juan Marinello
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